Interview de Rémy Kherchouche, responsable technique chez l’Oréal

Interview de Rémy Kherchouche, responsable technique chez l’Oréal

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Bonjour, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Rémy Kherchouche, je suis diplômé 2016 de la MIAGE de Toulouse. J’occupe aujourd’hui le poste de Responsable Technique pour la Direction Digitale chez L’Oréal
J’y suis rentré à ma sortie d’études, d’abord en tant que consultant puis en interne depuis quelques mois.

Quelles ont été tes expériences professionnelles durant ton cursus ?

J’ai effectué tout mon cursus en alternance, 2 années à Air France en tant que développeur sur une application de prédiction de maintenance sur l’ensemble du SI du groupe Air France- KLM.
Après cela, j’ai effectué une dernière année au sein de Thales Alenia Space en tant que PMO méthodes où mon sujet a été le déploiement d’une méthodologie de gestion de la valeur acquise (ou Earned Value Management pour les intimes) pour le suivi de toutes les phases de fabrication d’un satellite de télécommunication, de sa conception à son assemblage final.

Dans un premier temps, j’aimerai revenir sur ton parcours professionnel : peux-tu nous en dire plus sur ton poste à L’Oréal, quelles sont tes missions ?

Comme tu l’as dit, je travaille pour le groupe L’Oréal, le célèbre groupe français de cosmétique, numéro 1 mondial de son industrie et 3ème budget advertising au monde. J’opère au sein de la direction digitale du groupe, en tant que responsable technique pour le projet “Cockpit”, qui a pour vocation d’aider l’ensemble des acteurs de la transformation digitale (du top management aux différentes directions marketing internationales) à mesurer le ROI (Retour sur Investissement) de toutes les actions menées dans ce cadre par le groupe. (> 4500 utilisateurs dans une cinquantaine de pays)

Mon rôle est de développer une vision technique du produit, d’en être le garant et de coordonner l’ensemble des acteurs du développement autour de celle-ci. A partir de l’injection de données provenant de sources de données tierces, des API issues des gros fournisseurs que tout le monde connaît (Facebook, Google Analytics, Youtube ou Amazon Ara), nous faisons de la veille sur la présence des marques L’Oréal sur internet par rapport au reste de l’industrie. Nous le faisons également pour des sources plus spécifiques aux différents métiers, que ce soit des outils de CRM (netsuite, Salesforce) ou des outils internes.

Cela ne s’arrête pas là, nous enrichissons également la donnée déjà récoltée avec des algorithmes d’intelligence artificielle, notamment un en particulier, consistant à catégoriser les images postées sur les réseaux sociaux, afin de faire de la veille concurrentielle et détecter automatiquement une éventuelle diversification de nos concurrents.

Cela nécessite une réelle ouverture sur les métiers que l’on adresse (direction marketing, direction financière , les spécificités de chaque marché, etc) tout en ayant une expertise technique permettant de concevoir des solutions performantes et répondant à des contraintes fortes.

Dans le cadre de ton poste actuel, qu’est-ce que la MIAGE t’apportes ou a pu t’apporter ?

Tout simplement la capacité de prendre du recul sur ce qui est fait, tout en ayant un état d’esprit entrepreneurial pour essayer d’aller plus loin dans les réponses apportées mais aussi de fluidifier les échanges entre équipes techniques et métiers.

Selon toi, quelle est la clef du succès pour un Miagiste ? Qu’il s’agisse de l’obtention du diplôme et de réussir sa vie professionnelle ensuite.

Les sujets typés “numérique” ont pléthore de métiers possibles pour un miagiste en sortie d’études. Je pense qu’il faut mettre à profit ses années d’études pour trouver ce qui nous plait dans toute cette offre, que ce soit au travers des enseignements (cours, projets), expériences professionnelles (stages, alternances) ou de la veille technologique. Explorer le champs des possibles permet d’avoir une vision globale de ce qui attend un miagiste après l’obtention de son diplôme. Avoir mis un pied dans différents environnements est le meilleur moyen de s’orienter par la suite et de se lancer dans une carrière professionnelle épanouissante. Si l’objectif n’est pas atteint à l’issue du master, ce n’est pas grave, utiliser vos jeunes années de votre carrière professionnelle pour essayer. Vouloir continuer “à tout prix” dans la lignée des compétences développées en stage ou alternance dans l’optique de devenir “rapidement” un expert sur un sujet, peut être un bon coup à court terme, mais nuisible à votre épanouissement personnel et professionnel à plus long terme. Aucun recruteur ne pourra vous reprocher d’être sorti des terrains battus pour expérimenter, au contraire, cela rendra votre profil plus atypique, sans pour autant que ce temps alloué à cela ne soit perdu.

J’aimerai maintenant aborder ton parcours associatif. Quel est ton parcours en terme d’engagement au sein du réseau MIAGE ?

Mon parcours associatif miagiste a débuté lors de ma seconde année de MIAGE où j’ai d’abord été membre actif puis président de l’ATEM (Bureau des Etudiants de la MIAGE de Toulouse) en 2015.
En 2016, j’ai eu la chance d’être à la tête de la liste élue au bureau national de MIAGE Connection.
Depuis 2018, je suis responsable d’une association de diplômés qui s’appelle la MIP, pour Miagistes Importés à Paname, qui a pour vocation à monter et animer un réseau de miagistes diplômés ou étudiants en Ile-de-France.
Enfin, et ce depuis quelques mois à peine, je suis également membre du Comité d’Orientation Stratégique de MIAGE Connection, premier pas d’un ensemble d’actions visant à structurer et pérenniser notre fédération.

Tu es donc diplômé et toujours investi au sein de l’associatif miagiste. En quoi est-ce important pour toi et quel sens donnes-tu à ton engagement ?

Il a deux raisons à cela.

En tant que diplômé, je dispose d’une expérience et d’un réseau qui peut servir aux étudiants. Lorsque j’étais étudiant, j’aurais moi-même apprécié de pouvoir m’appuyer sur des diplômés encore présents pour profiter de leurs conseils. Il est également très plaisant de continuer à suivre l’évolution de structures dans lesquelles on s’est engagé il y a quelques années et de voir de nouvelles personnes prêtes à s’investir et faire avancer leur association.

Au delà de mon apport d’expérience en tant qu’ancien président de la structure, la deuxième raison est plus évidente, j’ai à coeur d’apporter une modeste pierre à l’édifice. Je m’engage désormais en tant que miagiste salarié depuis quelques années, ce qui permet un investissement différent de celui d’un étudiant, d’apporter une prise de recul que les étudiants n’ont pas forcément

Aurais-tu un conseil à donner aux étudiants miagistes souhaitant s’investir au sein du réseau miagiste ?

Soyez pragmatique. Que ce soit sur les motivations de votre engagement, le/les projets que vous voulez porter. Je pense sincèrement que plus votre énergie sera dépensée près de choses créatrices de valeur, du concret, et plus cela sera épanouissant pour vous.

Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.

Interview réalisée par Emeric Barrau, VP Alumni 2019 en janvier 2020

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