• Témoignage de Vincent Cordonnier, premier directeur de la MIAGE de Lille
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    La formation MIAGE fête bientôt ses 50 ans. A cette occasion, MIAGE Connection a souhaité rencontrer M. Cordonnier. Aujourd’hui retraité, Vincent Cordonnier fut l’un des universitaires à l’origine de ce grand projet, Docteur en Informatique à l’Université de Dauphine avant de devenir premier Directeur de la MIAGE de Lille, il nous livre ici son témoignage.

    Bonjour Monsieur Cordonnier. Pouvez-vous nous raconter comment est née la formation MIAGE ?

    Je venais de passer ma thèse en informatique et mon patron ne m’a guère laissé de choix : je devais prendre un poste de professeur à Dauphine. Créée en 1968 avec un peu de précipitation, elle avait un grand enthousiasme pour promouvoir de nouveaux modèles d’enseignement supérieur. Toutefois, les informaticiens étaient peu nombreux parmi les économistes et juristes qui étaient majoritaires. Nous n’avions validé que deux filières : une antenne de l’Institut de Programmation et quelques modules dans un DEA, l’ancêtre du master de recherche.

    Il fallait construire quelque chose de plus consistant et Dauphine y incitant, nous avons identifié l’informatique de gestion comme une possibilité prometteuse. Notre principal soucis était de valider le concept d’une formation à cheval sur deux disciplines. J’ai pu revenir à Lille deux ans après et cette idée a pris de la consistance. J’ai proposé, à titre expérimental, un module «d’informatique de gestion» comme une option d’une maîtrise à forte dominante théorique. C’était l’ancêtre de la MIAGE. Je ne sais où a été inventé le sigle de la MIAGE mais les contacts que nous avions avec plusieurs universités ont abouti à un projet assez bien formaté et surtout porté au niveau national.

    Dauphine vous a incité à construire de nouvelles formations, l’Université de Lille était elle aussi ouverte à l’idée d’allier informatique et gestion au sein d’un même cursus ?

    A l’époque, la formation des chercheurs et des enseignants du secondaire prévalait dans le modèle dispensé par l’université des Sciences et Technologies de Lille. La notion même de formation professionnelle était une révolution tout comme l’idée d’une filière bi-disciplinaire qui paraissait au mieux saugrenue, au pire inacceptable. Pourtant la MIAGE a bénéficié d’appuis très forts : la présidence de l’université qui en avait compris le potentiel mais surtout, le directeur de l’IAE.

    Mais c’est du Ministère qu’est venu le concours le plus déterminant : la validation nationale du concept, l’accord donné à Lille pour le lancer sur place et des moyens en postes et en financement. Cela a permis que la MIAGE de Lille démarre; c’était je crois à la rentrée 1972-1973 : Nous étions quatre à la porter mais nous avons pu trouver, à l’intérieur et à l’extérieur de l’université les indispensables concours qui rendaient le projet crédible; mieux même, réaliste.

    La formation MIAGE a-t-elle tout de suite été une réussite ?

    La première promotion de la MIAGE de Lille comptait six étudiants. Alléchés par une offre de formation qui n’existait que sur le papier, ils nous ont fait confiance. Ce sont eux qui, en essuyant les plâtres, en acceptant les approximations et les erreurs d’une maquette et de son implémentation laborieuse, ont donné à la MIAGE son crédit et sa réelle originalité. Je souhaite mentionner leur rôle dans le succès d’une formation dont ils ont été, au même titre que les membres de l’équipe pédagogique, les pionniers. Car il y a bien eu quelques inévitables ratés : des horaires ingérables, des enseignants hors sujet, des thèmes importants sans enseignants et parfois des étudiants un peu perdus qui se demandaient où ils allaient. S’il me fallait aujourd’hui trouver une illustration à la phrase connue sur le fait « d’espérer pour entreprendre et de réussir pour persévérer », c’est à la MIAGE que je songerais.

    Votre première promotion comptait 6 personnes, comment cela a t-il évolué avec le temps ?

    Par la suite, les effectifs ont augmenté mais pas aussi rapidement que les candidatures et il est devenu impératif de mettre en place une sélection. Au bout de cinq années d’existence, la MIAGE offrait trente places mais il y avait plus de deux cent candidats. Nous avons adopté quelques règles qui semblaient s’inscrire dans l’esprit de la formation: Puisque la MIAGE était multi-disciplinaire, le recrutement devait l’être également. Les candidats pouvaient donc provenir de filières scientifiques mais aussi de filières économiques, voire de Sciences Sociales. Cette décision a eu deux conséquences importantes :

    – La première, c’est qu’il était impossible d’organiser un concours d’entrée ou toute variante de ce modèle puisque nous reconnaissons comme candidats légitimes au recrutement des étudiants provenant de filières très diverses. Nous avons donc imaginé un recrutement sur dossier ; mais devant le nombre élevé d’excellents dossiers, nous avons dû ajouter un entretien, probablement le meilleur indice de motivation.

    – La seconde est qu’il a fallu ajouter des modules de mise à niveau à côté des modules officiels du programme. Pour cela mais aussi pour rémunérer les enseignants venant de l’extérieur, il fallait accroître les ressources financières.

    Une fois la promotion financée, elle a fini par convaincre ?

    Après quelques années d’existence, la MIAGE avait pris sa place dans l’offre de formation de l’université et il avait semblé opportun de conforter l’image de cette formation en organisant une remise officielle de diplôme. J’avais sollicité le PDG de la Redoute, Jean-Claude Sarrazin, pour être le parrain de cette promotion. La Redoute était alors numéro un dans ce que l’on aurait pu appeler le «La-posteCommerce», ancêtre du E-commerce actuel : La vente par correspondance. Elle faisait déjà un usage intensif de l’informatique. En s’adressant aux étudiants, Jean-Claude Sarrazin a dit en substance : « Dans les métiers que vous vous préparez à exercer, vous ne verrez jamais les personnes qui bénéficieront de vos services. Vous ne manipulerez que leurs représentations numérisées. Elles sont abstraites, incomplètes, statistiquement vraies mais individuellement fausses. Rappelez-vous que derrière les fichiers que vous manipulerez, il y a toujours des hommes et des femmes ». Je crois que ces propos tenus dans la fin des années 70 étaient prophétiques : La question ne se pose plus seulement aujourd’hui à l’échelle d’une entreprise mais de la société toute entière.

    Comment s’est déroulé la mise en place de la formation continue ?

    Quelques années après avoir lancé la MIAGE en formation initiale, nous avons été sollicités pour l’étendre à une offre de formation continue. Il a fallu mettre en place un cycle préparatoire. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le service de formation continue de l’université. Nombre de candidats n’avaient pas le niveau requis. Passer un an voir plus pour se préparer à entrer en MIAGE; être astreint aux cours du soir et du samedi, il s’agissait là d’un parcours du combattant. Beaucoup ont abandonnée en cours de route. Mais même parmi ceux qui n’ont pas été capables d’aller jusqu’au bout, j’ai pu observer un taux élevé de succès; non pas pour des diplômes mais pour une valorisation personnelle. L’effort fourni, les sacrifices parfois, en terme de loisirs mais surtout les exigences de la filière ont souvent servi de tremplins pour de nouvelles orientations, de nouvelles perspectives, presque toujours un nouveau regard sur la vie professionnelle.

    Dans un monde dont l’évolution est de plus en plus rapide et pour une discipline comme l’informatique où les changements sont plus significatifs qu’ailleurs, il est vraisemblable que la formation continue aura à jouer un rôle majeur. La formation continue, plus encore que la formation initiale doit se réformer. J’aimerais que les MIAGE là encore, jouent le rôle de pionnier qu’elles ont si bien endossé il y a cinquante ans. Les progrès ne sont pas affaire de mots mais d’idées.

    Afin de garantir la qualité et l’identité de la formation au niveau national, on entend souvent parler du « label » MIAGE. Comment est-il né ?

    Au cours des années 70, les MIAGE se sont multipliées et le Ministère estimait qu’il fallait un outil de concertation et de coordination. L’institution s’appelait la commission pédagogique nationale, la CPN. L’établissement des programmes, les pondérations entre matières, les modalités du contrôle des connaissances, l’importance et les modalités des stages étaient fixées par la CPN. Elle se réunissait souvent avec les responsables des formations et ces échanges se sont révélés très fructueux. En confrontant nos expériences, nous avons non seulement construit tous ensemble un standard reconnu mais nous avons assuré une réelle promotion de la filière. La MIAGE n’était plus une spécificité de Lille, Dauphine ou Toulouse; elle était une formation à part entière; elle avait sa spécificité, sa reconnaissance et son label au niveau national.

    Merci beaucoup Monsieur Cordonnier pour votre témoignage. Avez-vous un dernier mot pour la fin ?

    La MIAGE fut un déclencheur pour convaincre l’université de l’importance des filières professionnelle. Elle a servi de modèle en associant le monde de l’entreprise à la formation des étudiants. Elle a démontré la richesse d’une formation pluridisciplinaire. La MIAGE de Lille fut par exemple la première formation à introduire des cours d’anglais dans ses programmes.

    Ma seconde remarque tient à une initiative que j’ai prise bien plus tard, pour tout dire après ma retraite. J’ai proposé à l’université d’organiser des rencontres informelles entre étudiants et représentants du monde économique. Elles duraient deux heures et chacun s’y exprimait librement. Peu d’étudiants de la MIAGE de Lille ont fréquenté ces rencontres. Cela ne m’a guère surpris : ils n’en ont pas besoin. L’informatique embauche plus que certaines autres branches. Mais il est également clair que ceci est le résultat d’un enseignement en partie fait par des représentants du monde économique. Ils sont là pour apporter des savoirs mais également pour témoigner de ce qu’est leur activité, de ce que sont leurs contraintes, leurs attentes. Les fréquenter représente pour les étudiants une occasion exceptionnelle de commencer à apprendre un métier et pas seulement des techniques. Tout le monde connait l’origine du mot INFORMATIQUE,. On sait moins que le mot GESTION vient du latin mot GERERE : FAIRE. Concevoir, réaliser, maîtriser, évaluer les outils numériques qui FONT…. Que la perspective est belle.

    Propos recueillis et retravaillés par Emeric Barrau, VP Alumni, et Anthony Nascimento, VP Publications, en mai 2019

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  • Présentation de Gui, ancien Miagiste et Youtuber
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    Vous connaissez peut-être Guillaume (connu sous le diminutif de « Gui »), ancien de la MIAGE de Toulouse, qui fait le buzz sur YouTube ! Il parle high tech, applications, vulgarisation informatique… et a fait une vidéo sur ses études et son parcours pour travailler dans l’informatique.

    Gui est tout d’abord passionné d’informatique et ce depuis le plus jeune âge. Il a été en premier lieu attiré par les cours de technologie au collège et s’est ensuite formé de lui-même sur le site OpenClassrooms (anciennement Le Site du Zéro). Il est ensuite passé par un IUT Informatique pour arriver en MIAGE, c’est la solution qui lui a paru être la meilleure grâce à l’encadrement des professeurs notamment, ce qui change totalement des prépa par exemple. Il a également suivi sa MIAGE en alternance, pendant 3 ans !

    Ce qu’il faut savoir, c’est que la MIAGE est accessible via un DUT mais aussi un BTS ou une licence, avec des filières informatique ou gestion. Si vous voulez vous inscrire, renseignez-vous tout de même auprès de la MIAGE en question : Où trouver une MIAGE ?

    N’hésitez pas à regarder la vidéo de Gui où il explique ce qu’il a appris et fait en MIAGE et ce que cela lui a apporté ! Vous trouverez également la plaquette de la MIAGE

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  • Portrait d’une pionnière de l’informatique : Ada Lovelace
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    Ce portrait est le premier d’un ensemble d’articles sur la place des femmes dans les sciences et plus particulièrement l’informatique que nous souhaitons partager via la newsletter de MIAGE Connection. Il s’agira de portraits, de résultats d’études, voire de tribunes. Tout contributeur est le bienvenu !


    ada

    Ada Lovelace, première programmeuse

    Il était une fois, en Angleterre, sous le règne de la Reine Victoria, l’histoire d’une princesse de l’informatique : Augusta Ada Byron King, comtesse de Lovelace, connue sous le nom d’Ada Lovelace. Ada est née en 1815 à Londres, fille de Lord Byron (poète britannique très connu, mais quelque peu controversé de par sa vie amoureuse) et d’Annabelle Milbanke, aristocrate. Ada ne connue jamais son père, puisque 5 semaines après sa naissance, sa mère quitte son père (dont elle n’aime pas la vie amoureuse …).

    Dans son programme scolaire, concocté par sa mère, sont inclues les mathématiques, fait rare pour cette époque, mais exclues les études littéraires. Son goût pour les mathématiques se développe fortement et elle s’entoure de tuteurs (notamment Auguste De Morgan) et connaissances scientifiques, dont Charles Babbage.

    Il convient ici de faire une petite parenthèse sur Charles Babbage (1791-1871). Il est considéré comme l’un des pères de l’informatique, notamment grâce à la création d’un premier prototype d’ordinateur. Il souhaite créer une calculatrice mécanique et utiliser des cartes perforées pour donner des instructions et des données à sa machine. Elle est appelée « machine analytique », fonctionne à la vapeur avec des roues et engrenage mécanique, et ne sera jamais achevée du vivant de Babbage, mais est importante pour la suite de l’histoire.

    De ses 20 ans à ses 24 ans, elle se consacre à son mariage, ses enfants (Byron, Annabella et Ralph Gordon) et à la bonne tenue de sa maison. Cependant son mari, William King, comte de Lovelace, est plutôt cool et l’autorise à reprendre ses études.

    C’est alors qu’Ada développe SA contribution notable. Grâce à sa correspondance avec Charles Babbage, elle découvre la machine analytique et s’en entiche. Elle décide de traduire du français à l’anglais un mémoire écrit en français par un mathématicien italien qui décrit la machine analytique (au lieu d’écrire elle-même un mémoire en anglais). Puis, sous l’égide de Babbage, elle rajoute 7 notes à ce mémoire qui permettent d’apporter des compléments conséquents à celui-ci. La 7ème note est considérée comme étant le premier programme informatique jamais écrit. Certes, des algorithmes existaient déjà, mais la différence de celui d’Ada réside dans le fait que celui-ci porte l’intention de pouvoir être compris et exécuté par une machine, ce qui marque un pas entre les mathématiques, et le premier programme informatique.

    Elle meurt à 36 ans d’un cancer des ovaires.

    Ada a son jour à elle dans l’année (la classe), date variable autour de mi-octobre. Cette journée de commémoration a pour but de promouvoir la place des femmes dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques et de créer de nouveaux modèles pour les petites et grandes filles dans les domaines cités.

    Il existe des stickers à son effigie (et ouais) (par ici). Il existe également un langage informatique qui a été nommé ‘Ada’ en son honneur. Vous trouverez plus d’informations par ici.

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  • Portrait d’étudiant entrepreneur – Timothée Emery et la start-up Youshould
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    youshould

     

    Dans le cadre de notre volonté de mettre en lumière des parcours d’étudiants entrepreneurs , nous sommes allés à la rencontre de Timothée Emery, diplômé de la MIAGE Sorbonne en 2010 et co-fondateur de YouShould, une start-up lancée fin 2012.

    • Qu’est-ce que YouShould ?

    YouShould est le leader de la réservation de bars en France, en Belgique et à Londres. C’est un site internet qui permet de réserver et privatiser gratuitement des bars ou clubs pour n’importe quelle soirée ! Nous sommes deux co-fondateurs : Paul, 23 ans, qui s’occupe du développement commercial et moi, Timothée, qui ait développé le site web et l’application mobile. Nous nous adressons à toute personne souhaitant célébrer un événement dans un bar ou une boite ; même si notre cible principale reste les jeunes de 20 à 35 ans.
     
    YouShould est né en 2013, d’abord sous forme d’un guide de bars. Nous avons commencé la réservation en novembre 2014 et depuis, nous ne faisons que croître.

    • D’où vous est venue cette idée ?

    Lors d’un voyage à Berlin en 2012, Paul et moi voulions vraiment sortir mais impossible de trouver un guide clair qui s’adressait directement aux jeunes (les seuls guides existants étaient écrits par des personnes ayant 3 fois notre âge !).
    De retour à Paris nous avons donc voulu créer quelque chose qui nous ressemblait et qui parlerait aux jeunes fêtards. YouShould était né.

    • Quelles ont été vos démarches avant le lancement de cette start-up ?

    Pas grand chose, cela a été plutôt simple, Paul et moi avons pour point commun de ne pas nous occuper de l’administratif tant que cela n’est pas nécessaire. Pour le reste, nous avons pu compter sur Google pour nous aider dans nos démarches.

    • Comment avez-vous déterminé la viabilité du projet ?

    L’idée n’est que de 5% dans un projet. Et nous avons vite trouvé un business model car sans argent un projet ne dure pas longtemps : pour chaque invité envoyé dans un bar, le bar nous paie 2€ (un shot !)

    • Comment avez-vous réussi à gérer vie d’étudiant et vie professionnelle en parallèle ?

    En tant que miagiste j’ai commencé youShould trois ans après mes études. Paul de son coté a très bien géré les deux.

    • Avez-vous reçu des aides pour vous lancer ?

    Nous n’avons pas reçu d’aide jusqu’à notre première levée de fonds, soit un an et demi après la création de YouShould.

    • Recommanderiez-vous l’entrepreneuriat aux actuels étudiants ? Pourquoi ?

    Tout le monde n’est pas fait pour créer son entreprise mais tout le monde peut entreprendre à sa façon.
    Pour nous, entreprendre c’est vivre : et comme le dit Victor Hugo « Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre »

    • Quels conseils donneriez-vous pour bien se lancer dans un tel projet ?

    Ne jamais s’obstiner mais toujours persévérer

    • Quels sont vos prochains objectifs avec YouShould ?

    Permettre à la Terre entière de faire la fête plus facilement !

    Pour plus d’informations concernant YouShould, vous pouvez consulter leur site internet à cette adresse : site web YouShould

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  • Portraits de diplômés miagistes avec CGI
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    CGI logo 2013
     

    Dans le cadre de notre newsletter d’avril 2016, nous vous proposons d’aller à la rencontre d’anciens étudiants en MIAGE, aujourd’hui devenus collaborateurs chez CGI. Découvrez au travers d’entretiens leurs différents parcours ainsi que leur travail au sein de CGI.

    Pour plus d’informations concernant CGI, ou si vous êtes intéressé(e) pour les rejoindre : http://www.cgi-recrute.fr

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  • Portrait d’étudiant entrepreneur – Ali Redjal et la start-up Maryloue
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    MARYLOUE

     

    Dans le cadre de notre volonté de mettre en lumière des parcours d’étudiants entrepreneurs , nous sommes allés à la rencontre d’Ali Redjal, actuellement en Master 2 MIAGE à Paris Descartes et co-fondateur de Maryloue, une start-up lancée au printemps 2015.

    • Qu’est-ce que Maryloue ?

    Un mariage, une soirée de gala, un anniversaire… finalement peu importe l’occasion, le constat est toujours le même : il nous manque inévitablement ce petit quelque chose pour parfaire notre tenue.
     
    Maryloue c’est donc une plateforme de location entre particuliers qui propose à un prix accessible le nœud papillon de marque ou le petit sac vintage qu’il nous faut.
     
    Ayant à cœur d’offrir des accessoires et des bijoux tendances, chaque article mis en ligne est préalablement vérifié pour être en adéquation avec le style Maryloue. Souhaitant également permettre à ses clients de se démarquer, l’équipe part à la recherche des talents de demain pour présenter en exclusivité les créations de jeunes designers.
     
    Dans une logique de partage où l’usage prévaut sur la propriété, Maryloue applique la consommation collaborative au domaine de la mode. Rendu possible grâce à une interface ludique et sécurisée, la communauté peut louer simplement et en toute confiance.
     
    Maryloue se veut être la référence de la location 2.0 d’accessoires de mode et de bijoux Masculin/Féminin.

    • Qui est à l’origine de ce projet ?

    Nous sommes deux à l’origine de ce projet Allison Julien et Ali Redjal. Je suis en Master 2 MIAGE à Paris Descartes et Allison vient d’obtenir son Master 2 en marketing digital. Nous nous sommes rencontrés à l’université durant notre licence.
    Je m’occupe du site et du web design, et Allison se charge du marketing et de la communication. Ensemble, nous gérons les aspects juridiques, financiers, et la stratégie générale.

    • D’où vous est venue cette idée ?

    A l’origine de ce projet une histoire comme nous en avons tous vécue. Un mariage, un thème, des tenues à trouver.

    Nous étions invités au mariage de nos meilleurs amis, qui avaient décidé d’organiser leur fête sur le thème champêtre. Après avoir acheté nos tenues, Il ne manquait plus qu’à dénicher des accessoires dans l’esprit de la soirée.
    Après avoir couru les magasins, le sac, le nœud papillon, ou encore le headband fleuris, étaient hors-budget; D’autant plus pour des pièces qu’on ne reporterait probablement jamais… C’est pourquoi nous avons cherché du côté de la location. Chez les professionnels les prix étaient prohibitifs, et les collections plutôt classiques. Sur les sites de location entre particuliers nous n’avons pas trouvé notre bonheur non plus : très généralistes, ils font se côtoyer sacs à main et appareils à raclette. Et dans tous les cas, il était presque impossible de trouver des accessoires pour hommes. C’est ainsi qu’est née l’idée Maryloue…

    • Quelles ont été vos démarches avant le lancement de cette start-up ?

    Maryloue a été lancé au printemps 2015 dans le cadre de l’incubateur de start-up de l’IPAG
    Faire partie d’un incubateur nous a énormément aidé car nous n’avions aucune connaissances en entrepreneuriat, certaines démarches administratives étant compliquées. Nous avons ainsi pu gagner beaucoup de temps ayant été accompagnés.
    Pour la création de Maryloue nous n’avions aucun apport financier. Nous avons dû trouver un moyen de financer notre projet. Pour cela nous avons participé à des concours.

    • Comment avez-vous déterminé la viabilité du projet ?

    Dans un premier temps, nous avons diffusé un questionnaire sur les réseaux sociaux afin de recueillir les avis de 200 personnes. Cela nous a permis de tester notre projet et par la suite d’adapter notre offre. Nous avons rédigé un business plan avec une étude de marché plus complète et surtout un dossier financier détaillé.

    • Comment avez-vous réussi à gérer vie d’étudiant et vie professionnelle en parallèle ?

    Commencer à créer mon entreprise alors que je suis encore étudiant me permet d’avoir accès au réseau de mon université et d’être soutenu et encadré bénévolement par MIAGE Entrepreneurs.
    De plus, concrétiser mon projet durant ma dernière année d’étude implique que je serai suffisamment avancé pour m’y consacrer à temps plein dès que mon diplôme sera validé. Cela demande évidemment beaucoup de travail et d’organisation car je suis également en alternance.
    Je me consacre donc à mon projet tous les soirs et week-ends et mon associé, Allison, travaille à temps plein sur Maryloue depuis novembre.

    • Qu’est-ce qui vous a attiré dans le fait d’entreprendre ?

    Nous avions tous les deux le souhait d’entreprendre, de créer et de faire vivre une activité, d’être nos propres patrons, et à terme, de créer de l’emploi et de donner corps à notre vision de l’entreprise.

    • Avez-vous reçu des aides pour vous lancer ?

    Nous avons lancé notre projet dans le cadre de l’incubateur de start-up de l’IPAG, depuis le printemps dernier. Nous faisons partie des lauréats 2015 du concours  » 100 jours pour entreprendre « , et avons par ailleurs remporté le Trophée entrepreneurs étudiants au concours meilleur projet entrepreneurial IPAG Business School.
    Aujourd’hui suivis par MIAGE Entrepreneurs, nous avons, par ailleurs, intégré le programme de mentorat du Moovjee.

    • Recommanderiez-vous l’entrepreneuriat aux actuels étudiants ? Pourquoi ?

    Si l’entrepreneuriat vous tente, se lancer lorsqu’on est encore étudiant est idéal. Cela va vous demander beaucoup de travail supplémentaire mais c’est une aventure très enrichissante sur le plan personnel et professionnel.

    • Quels conseils donneriez-vous pour bien se lancer dans un tel projet ?

    Si vous avez une idée de concept la première étape et d’en parler ! Il ne faut pas avoir peur qu’on vous vole votre idée. Tout d’abord, car vous avez peu de chance d’être le tout premier à avoir eu cette idée même s’il n’y a pas d’acteur majeur sur votre marché en cherchant bien vous trouverez des concurrents. De plus parler de son projet permet de vous faire connaître et de tester votre idée auprès de vos proches.
    Mon second conseil serait de créer votre entreprise avec des personnes qui ont des compétences complémentaires. Si vous créez un super produit mais que vous ne savez pas comment acquérir des clients ou communiquer vous ne pourrez jamais le vendre.
    Et pour finir participez à des évènements tels que les apéros Moojvee, MIAGE My Start-up… il existe un grand nombre d’évènements intéressants pour les créateurs d’entreprise.

    • Quels sont vos prochains objectifs maintenant que Maryloue est lancée ?

    Le site a été mis en ligne au début du mois de mars .Nous voulons d’abord faire grandir la communauté d’utilisateurs et de créateurs, et élargir le fonds que nous proposons. Nous souhaitons aussi développer de nouveaux services : les assurances en priorité, la livraison par coursier mais aussi l’application mobile pour aller dans le sens de la simplicité et ainsi coller aux usages digitaux de nos clients.
    Nous recruterons nos premiers stagiaires avant cet été et espérons pouvoir recruter un salarié dès l’année prochaine.
    Afin de développer Maryloue rapidement nous recherchons des financements.

    Pour plus d’informations concernant Maryloue, vous pouvez consulter leur site internet à cette adresse : site web Maryloue
    Maryloue est également présente sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à aller visiter leurs pages en cliquant sur les liens suivants :
     
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