• Interview de Rémy Kherchouche, responsable technique chez l’Oréal
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    Bonjour, peux-tu te présenter en quelques mots ?

    Rémy Kherchouche, je suis diplômé 2016 de la MIAGE de Toulouse. J’occupe aujourd’hui le poste de Responsable Technique pour la Direction Digitale chez L’Oréal
    J’y suis rentré à ma sortie d’études, d’abord en tant que consultant puis en interne depuis quelques mois.

    Quelles ont été tes expériences professionnelles durant ton cursus ?

    J’ai effectué tout mon cursus en alternance, 2 années à Air France en tant que développeur sur une application de prédiction de maintenance sur l’ensemble du SI du groupe Air France- KLM.
    Après cela, j’ai effectué une dernière année au sein de Thales Alenia Space en tant que PMO méthodes où mon sujet a été le déploiement d’une méthodologie de gestion de la valeur acquise (ou Earned Value Management pour les intimes) pour le suivi de toutes les phases de fabrication d’un satellite de télécommunication, de sa conception à son assemblage final.

    Dans un premier temps, j’aimerai revenir sur ton parcours professionnel : peux-tu nous en dire plus sur ton poste à L’Oréal, quelles sont tes missions ?

    Comme tu l’as dit, je travaille pour le groupe L’Oréal, le célèbre groupe français de cosmétique, numéro 1 mondial de son industrie et 3ème budget advertising au monde. J’opère au sein de la direction digitale du groupe, en tant que responsable technique pour le projet “Cockpit”, qui a pour vocation d’aider l’ensemble des acteurs de la transformation digitale (du top management aux différentes directions marketing internationales) à mesurer le ROI (Retour sur Investissement) de toutes les actions menées dans ce cadre par le groupe. (> 4500 utilisateurs dans une cinquantaine de pays)

    Mon rôle est de développer une vision technique du produit, d’en être le garant et de coordonner l’ensemble des acteurs du développement autour de celle-ci. A partir de l’injection de données provenant de sources de données tierces, des API issues des gros fournisseurs que tout le monde connaît (Facebook, Google Analytics, Youtube ou Amazon Ara), nous faisons de la veille sur la présence des marques L’Oréal sur internet par rapport au reste de l’industrie. Nous le faisons également pour des sources plus spécifiques aux différents métiers, que ce soit des outils de CRM (netsuite, Salesforce) ou des outils internes.

    Cela ne s’arrête pas là, nous enrichissons également la donnée déjà récoltée avec des algorithmes d’intelligence artificielle, notamment un en particulier, consistant à catégoriser les images postées sur les réseaux sociaux, afin de faire de la veille concurrentielle et détecter automatiquement une éventuelle diversification de nos concurrents.

    Cela nécessite une réelle ouverture sur les métiers que l’on adresse (direction marketing, direction financière , les spécificités de chaque marché, etc) tout en ayant une expertise technique permettant de concevoir des solutions performantes et répondant à des contraintes fortes.

    Dans le cadre de ton poste actuel, qu’est-ce que la MIAGE t’apportes ou a pu t’apporter ?

    Tout simplement la capacité de prendre du recul sur ce qui est fait, tout en ayant un état d’esprit entrepreneurial pour essayer d’aller plus loin dans les réponses apportées mais aussi de fluidifier les échanges entre équipes techniques et métiers.

    Selon toi, quelle est la clef du succès pour un Miagiste ? Qu’il s’agisse de l’obtention du diplôme et de réussir sa vie professionnelle ensuite.

    Les sujets typés “numérique” ont pléthore de métiers possibles pour un miagiste en sortie d’études. Je pense qu’il faut mettre à profit ses années d’études pour trouver ce qui nous plait dans toute cette offre, que ce soit au travers des enseignements (cours, projets), expériences professionnelles (stages, alternances) ou de la veille technologique. Explorer le champs des possibles permet d’avoir une vision globale de ce qui attend un miagiste après l’obtention de son diplôme. Avoir mis un pied dans différents environnements est le meilleur moyen de s’orienter par la suite et de se lancer dans une carrière professionnelle épanouissante. Si l’objectif n’est pas atteint à l’issue du master, ce n’est pas grave, utiliser vos jeunes années de votre carrière professionnelle pour essayer. Vouloir continuer “à tout prix” dans la lignée des compétences développées en stage ou alternance dans l’optique de devenir “rapidement” un expert sur un sujet, peut être un bon coup à court terme, mais nuisible à votre épanouissement personnel et professionnel à plus long terme. Aucun recruteur ne pourra vous reprocher d’être sorti des terrains battus pour expérimenter, au contraire, cela rendra votre profil plus atypique, sans pour autant que ce temps alloué à cela ne soit perdu.

    J’aimerai maintenant aborder ton parcours associatif. Quel est ton parcours en terme d’engagement au sein du réseau MIAGE ?

    Mon parcours associatif miagiste a débuté lors de ma seconde année de MIAGE où j’ai d’abord été membre actif puis président de l’ATEM (Bureau des Etudiants de la MIAGE de Toulouse) en 2015.
    En 2016, j’ai eu la chance d’être à la tête de la liste élue au bureau national de MIAGE Connection.
    Depuis 2018, je suis responsable d’une association de diplômés qui s’appelle la MIP, pour Miagistes Importés à Paname, qui a pour vocation à monter et animer un réseau de miagistes diplômés ou étudiants en Ile-de-France.
    Enfin, et ce depuis quelques mois à peine, je suis également membre du Comité d’Orientation Stratégique de MIAGE Connection, premier pas d’un ensemble d’actions visant à structurer et pérenniser notre fédération.

    Tu es donc diplômé et toujours investi au sein de l’associatif miagiste. En quoi est-ce important pour toi et quel sens donnes-tu à ton engagement ?

    Il a deux raisons à cela.

    En tant que diplômé, je dispose d’une expérience et d’un réseau qui peut servir aux étudiants. Lorsque j’étais étudiant, j’aurais moi-même apprécié de pouvoir m’appuyer sur des diplômés encore présents pour profiter de leurs conseils. Il est également très plaisant de continuer à suivre l’évolution de structures dans lesquelles on s’est engagé il y a quelques années et de voir de nouvelles personnes prêtes à s’investir et faire avancer leur association.

    Au delà de mon apport d’expérience en tant qu’ancien président de la structure, la deuxième raison est plus évidente, j’ai à coeur d’apporter une modeste pierre à l’édifice. Je m’engage désormais en tant que miagiste salarié depuis quelques années, ce qui permet un investissement différent de celui d’un étudiant, d’apporter une prise de recul que les étudiants n’ont pas forcément

    Aurais-tu un conseil à donner aux étudiants miagistes souhaitant s’investir au sein du réseau miagiste ?

    Soyez pragmatique. Que ce soit sur les motivations de votre engagement, le/les projets que vous voulez porter. Je pense sincèrement que plus votre énergie sera dépensée près de choses créatrices de valeur, du concret, et plus cela sera épanouissant pour vous.

    Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.

    Interview réalisée par Emeric Barrau, VP Alumni 2019 en janvier 2020

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  • Interview de Julie Griffault, ingénieure d’études chez Sopra Steria
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    Bonjour Julie, peux-tu te présenter en quelques mots  ?

    Je suis Julie Griffault, diplômée la MIAGE de Bordeaux, promo 2016 ! Je travaille à Paris depuis bientôt 4 ans pour Sopra Steria en tant qu’ingénieur d’études dans le domaine de la banque et de la finance.

    Pour le reste, continuez la lecture et vous en apprendrez davantage 🙂 

    Quelles sont tes principales missions au sein de Sopra Steria aujourd’hui ?

    Je suis Business Analyst sur un projet Agile de réglementation fiscale internationale pour lutter contre la fraude fiscale, pour CACIB – Crédit Agricole Corporate & Investment Bank depuis Juin 2019. Notre équipe IT est répartie entre Paris (Scrum Master et moi) et Singapour, en full anglais ! 

    Je suis aussi “Manager Opérationnel” – un bien grand titre qui, pour résumer, signifie que je manage d’autres collaborateurs dans leur mission, les aide à avancer dans leur vie professionnelle et les conseiller dans leur choix futurs – je les représente également lors des instances RH.

    Depuis le début, j’ai pu travailler sur des sujets annexes : participer aux entretiens d’embauches, intégrer le réseau Passer’Elles (programme Sopra Steria visant à promouvoir la mixité des parcours scientifiques et des métiers du numérique) et, durant 2 ans, j’ai été ambassadrice sur la plateforme Pathmotion (visant à mettre en relation de potentiels candidats et des salariés, pour répondre à leurs questions). Toutes ces expériences m’ont permises d’être ce que je suis dans le monde professionnel.

    Qu’est-ce que la MIAGE a pu t’apporter qui te permet aujourd’hui de te distinguer sur le marché du travail, par rapport à une autre formation dans le domaine du numérique ?

    Le diplôme MIAGE est un diplôme très connu, reconnu et apprécié des ESN. La capacité d’adaptation aux missions diverses et dans des domaines variés est sans doute la force principale de cette formation. 

    La notion de “diplôme professionnalisant” est aussi importante. A Bordeaux, des cours étaient dispensés par des salariés d’entreprises, permettant ainsi de travailler sur des sujets plus pratiques, avec des notions propres aux entreprises et aussi d’échanger sur l’après avec ces intervenants. Les stages à faire tous les ans (3 mois en L3 – 4 mois en M1 et 6 mois en M2) nous ont permis de nous familiariser avec le concept de travail en entreprise avec ses atouts et ses contraintes, tout comme l’alternance et l’apprentissage.

    Tu as effectué tes études à Bordeaux mais tu vis et travaille aujourd’hui à Paris, qu’est ce qui a motivé ton départ ?

    Après un voyage aux Etats-Unis, je suis rentrée en fac et j’ai acté que mon cursus universitaire ne se ferait pas qu’à Bordeaux, il fallait que j’apprenne ailleurs. Cette décision était motivée par cette certitude que pour apprendre, il faut découvrir de nouvelles choses et bousculer le quotidien.

    Pour mon stage de M2, j’ai postulé chez Sopra Steria UK, sans succès – mais ma décision de partir était intacte, j’ai donc candidaté à Paris. Je n’avais aucune idée de la durée de ma vie parisienne mais j’ai vite réalisé que pour m’épanouir il me fallait rester après le stage. 

    Paris est une ville où l’on peut tout faire, moyennant de le vouloir et surtout se donner les moyens de réaliser ses objectifs. Tant sur les aspects personnels que professionnels, je sais que je n’aurais pas pu vivre ce que j’ai vécu ailleurs, j’ai rencontré des gens en or, vu des choses magiques, ai obtenue reconnaissance de la part de mes pairs et je continue à apprendre jour après jour. 

    C’est ce qui me motive encore aujourd’hui à rester.

    Un conseil pour les personnes envisageant ou hésitant à aller travailler dans une ville différente de celle de leur étude ?

    N’hésitez pas une seule seconde – foncez. 

    Et puis si vous vous rendez compte par la suite que cette vie ne vous correspond pas ou plus, changez. La vie est faite de rebondissements, d’instants saisis ou non et de remise en question perpétuelle. Changer de ville n’est pas une décision simple à prendre je le conçois, mais elle est nullement définitive et immuable. 

    Si vous hésitez, profitez des stages pour tester de nouvelles villes, cela vous permettra de découvrir tout en ayant une date butoir permettant de changer par la suite.

    Tu as également réalisé un semestre à l’étranger via un Erasmus, peux-tu nous en toucher quelques mots ?

    Faites de même.

    L’université nous offre ici la plus belle opportunité de nos vies et trop peu d’entre nous en profitent.

    Cette expérience, je pourrais en parler pendant des heures que cela n’arriverait même pas à refléter le dixième de ce que j’ai vécu. Erasmus ce n’est pas seulement partir étudier à l’étranger – c’est aussi s’intégrer dans un tout – un tout qui n’était pas le vôtre auparavant – pour lequel vous ne voudrez plus en partir – et qui vous changera profondément.

    Cette expérience a été pour moi les 4 plus beaux mois de ma vie – toute période confondue. J’ai intégré une université extraordinaire, aux méthodes de travail tellement plus avancées que les nôtres. J’y ai rencontré des personnes incroyables et j’ai vécu des moments inoubliables en voyageant et en apprenant de nouvelles choses, sur mes études, sur le monde qui nous entoure, sur les cultures différentes des nôtres, sur les autres – mais j’ai surtout énormément appris sur moi et je me suis découverte à 100%.

    Quel a été ton engagement associatif durant tes études en MIAGE ?

    Tout a commencé lors de la soirée d’intégration en Licence 3, en Septembre 2013 !  Durant ce moment, on se voyait attribuer au hasard un parrain/marraine de M1. Je suis tombée sur le président de l’AMB. Sans cela, mon parcours aurait été bien différent ! Merci Romain !

    Cette même année, je me suis engagée dans la campagne électorale pour intégrer le conseil d’Administration de l’Université de Bordeaux, avec succès. 

    En master 1, j’ai été membre de l’AMB sur le pôle “Représentation des Elus”. J’ai commencé à participer aux sujets élus/affaires académiques  de MIAGE Connection; qui ont aboutis notamment à la création du collège C, dédié aux élus miagistes.

    Et pour finir, en Mars 2016, alors en Master 2 ; j’ai intégré MIAGE Connection en tant que chargée de mission “Relation FAGE” dans le pôle Affaires Académiques et Enseignement Supérieur.

    Aujourd’hui, tu continues d’être engagée au niveau de l’associatif miagiste, peux-tu nous en dire plus ?

    Depuis février 2018, je suis secrétaire de l’asso MIP – Miagiste Importé à Paname – qui est chargée d’accueillir et de fédérer les étudiants et diplômés de MIAGE travaillants ou étudiants à Paris. Nous organisons des afterworks, des apéro-business et d’autres activités pour permettre à tous de nous retrouver régulièrement.

    On entend beaucoup parler du manque de femmes dans les milieux scientifiques, notamment en informatique. Quel a été ton ressenti à ce propos durant tes études ? Et aujourd’hui dans le monde du travail ?

    J’ai évolué dans un cadre scientifique, peu importait que tu sois fille ou garçon, réveil rimait avec tables de multiplication, couper une tarte nécessitait de connaître Cosinus (72°) et où peindre faisait travailler la suite de Fibonacci. Dû à ça, depuis toujours, pour moi une femme peut évoluer dans les milieux scientifiques. Elle va cependant devoir travailler plus dur, non pas à cause de son potentiel, de ses capacités ou de son intellect, mais à cause des stéréotypes et des aprioris que tous nous véhiculons, consciemment ou non, à travers le verbal, le paraverbal et le non verbal. 

    Malgré mes convictions, je ne me suis guère étonnée, arrivée en licence informatique, du faible taux d’étudiantes (entre 7 et 10%). Tout simplement parce que j’étais pleine de stéréotypes sur les femmes en sciences, plus particulièrement en informatique. 

    Je cataloguais et jugeais ces étudiantes comme des “geek”, vivant pour leur bout de codes, ne jouant et ne s’intéressant qu’aux jeux vidéos, peu sociables et souvent peu intéressantes, bloquées dans un monde que j’avais nullement envie de connaître et t’intégrer. Mon ressenti n’a fait que galvaniser ces aprioris. Il y avait peu d’étudiantes, c’était forcément pour une raison évidente – elle était toute trouvée.

    Ensuite, mon ressenti n’a cessé d’évoluer, en bien. En MIAGE, plus de 30% de la promo était des femmes. J’ai vite compris que le manque de femmes en sciences n’était pas dû aux femmes et à ce qu’elles étaient, mais à cause de ces stéréotypes qui évitaient aux femmes de s’orienter dans ces filières, de peur d’être catégorisées comme je l’avais fait.

    Ce ressenti, je le partage toujours aujourd’hui mais il est sans doute plus mesuré. Dans mon travail, la part homme/femme est quasiment égalitaire – dans mon ancien poste, il y avait plus de femmes que d’hommes ! 

    Ce que j’essaye de dire c’est que le ressenti nous est certes propre, mais il est basé sur des années d’expériences, d’actes, de remarques, d’attitudes, prodigués par les Hommes envers les femmes, pour qu’elles-mêmes n’aient pas envie/ne se sentent pas à la hauteur des études dans le monde scientifique, et donc d’avoir les capacités de travailler dans des domaines où l’homme règne en maître depuis des siècles.

    NB : Un livre très intéressant sur le sujet est « Ni vues ni connues” du « Collectif Georgettes Sand ». Il retrace la vie de femmes qui ont été tout bonnement effacées de la mémoire collective au profit d’hommes.

    MIAGE Connection s’engage à propos de cette problématique afin que les femmes soient mieux représentées en MIAGE. As-tu un avis sur le rôle que les étudiants et diplômés ont à jouer dans ce cadre-là ?

    Si l’on veut plus de femmes en MIAGE, il faut plus de femmes avec des cursus scientifiques. Mais si déjà là ça pèche, jamais cela ne fonctionnera. 

    A mon avis, le travail se fait dès le plus jeune âge, et doit continuer tout au long de l’apprentissage/l’épanouissement de l’enfant, et pour tous les enfants. Je me refuse à croire que nous devrions mettre l’accent sur les filles/femmes ; nous devrions avoir les même attitudes et attentes envers chacun.

    Les étudiants et diplômés ont un rôle à jouer bien évidemment, mais plus comme des témoins de ce qui est faisable, réalisable par la suite. Selon moi, les étudiants devraient parler de leurs expériences aux lycéens, lors d’interventions en classes pour échanger entre eux. Les jeunes diplômés pourraient faire de même pour les 1er et 2ième années universitaires, pour promouvoir les femmes en MIAGE et les conforter dans leur choix de filière.

    Peut-être as-tu un mot à dire aux femmes qui hésitent à se lancer dans des études ou une carrière professionnelle liée à l’informatique ?

    Aujourd’hui, on ne met pas assez en avant les carrières se basant sur l’informatique ainsi que la multitude de domaines où le numérique est utilisé. Travailler dans le domaine du luxe, de l’environnement, des transports, de la santé, militaire est possible à partir d’un cursus universitaire dans l’informatique !

    Je suis une femme, je fais de l’informatique mais au-delà de ça, je fais de l’informatique dans le domaine que j’ai choisi – choisissez votre domaine, l’informatique est juste un parcours qui vous mènera à vos envies. L’informatique n’est pas un métier, c’est une façon d’exercer le métier que vous avez choisi. Alors foncez !

    Quel est pour toi le secret d’une carrière professionnelle et personnelle réussie ?

    Le jour où je le saurais, je vendrais ce secret au plus offrant, en attendant, je lis des livres sur le développement personnel !

    Interview réalisée le 18 février 2020 par Emeric Barrau, VP Alumni 2019 de MIAGE Connection

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  • Témoignage de Vincent Cordonnier, premier directeur de la MIAGE de Lille
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    La formation MIAGE fête bientôt ses 50 ans. A cette occasion, MIAGE Connection a souhaité rencontrer M. Cordonnier. Aujourd’hui retraité, Vincent Cordonnier fut l’un des universitaires à l’origine de ce grand projet, Docteur en Informatique à l’Université de Dauphine avant de devenir premier Directeur de la MIAGE de Lille, il nous livre ici son témoignage.

    Bonjour Monsieur Cordonnier. Pouvez-vous nous raconter comment est née la formation MIAGE ?

    Je venais de passer ma thèse en informatique et mon patron ne m’a guère laissé de choix : je devais prendre un poste de professeur à Dauphine. Créée en 1968 avec un peu de précipitation, elle avait un grand enthousiasme pour promouvoir de nouveaux modèles d’enseignement supérieur. Toutefois, les informaticiens étaient peu nombreux parmi les économistes et juristes qui étaient majoritaires. Nous n’avions validé que deux filières : une antenne de l’Institut de Programmation et quelques modules dans un DEA, l’ancêtre du master de recherche.

    Il fallait construire quelque chose de plus consistant et Dauphine y incitant, nous avons identifié l’informatique de gestion comme une possibilité prometteuse. Notre principal soucis était de valider le concept d’une formation à cheval sur deux disciplines. J’ai pu revenir à Lille deux ans après et cette idée a pris de la consistance. J’ai proposé, à titre expérimental, un module «d’informatique de gestion» comme une option d’une maîtrise à forte dominante théorique. C’était l’ancêtre de la MIAGE. Je ne sais où a été inventé le sigle de la MIAGE mais les contacts que nous avions avec plusieurs universités ont abouti à un projet assez bien formaté et surtout porté au niveau national.

    Dauphine vous a incité à construire de nouvelles formations, l’Université de Lille était elle aussi ouverte à l’idée d’allier informatique et gestion au sein d’un même cursus ?

    A l’époque, la formation des chercheurs et des enseignants du secondaire prévalait dans le modèle dispensé par l’université des Sciences et Technologies de Lille. La notion même de formation professionnelle était une révolution tout comme l’idée d’une filière bi-disciplinaire qui paraissait au mieux saugrenue, au pire inacceptable. Pourtant la MIAGE a bénéficié d’appuis très forts : la présidence de l’université qui en avait compris le potentiel mais surtout, le directeur de l’IAE.

    Mais c’est du Ministère qu’est venu le concours le plus déterminant : la validation nationale du concept, l’accord donné à Lille pour le lancer sur place et des moyens en postes et en financement. Cela a permis que la MIAGE de Lille démarre; c’était je crois à la rentrée 1972-1973 : Nous étions quatre à la porter mais nous avons pu trouver, à l’intérieur et à l’extérieur de l’université les indispensables concours qui rendaient le projet crédible; mieux même, réaliste.

    La formation MIAGE a-t-elle tout de suite été une réussite ?

    La première promotion de la MIAGE de Lille comptait six étudiants. Alléchés par une offre de formation qui n’existait que sur le papier, ils nous ont fait confiance. Ce sont eux qui, en essuyant les plâtres, en acceptant les approximations et les erreurs d’une maquette et de son implémentation laborieuse, ont donné à la MIAGE son crédit et sa réelle originalité. Je souhaite mentionner leur rôle dans le succès d’une formation dont ils ont été, au même titre que les membres de l’équipe pédagogique, les pionniers. Car il y a bien eu quelques inévitables ratés : des horaires ingérables, des enseignants hors sujet, des thèmes importants sans enseignants et parfois des étudiants un peu perdus qui se demandaient où ils allaient. S’il me fallait aujourd’hui trouver une illustration à la phrase connue sur le fait « d’espérer pour entreprendre et de réussir pour persévérer », c’est à la MIAGE que je songerais.

    Votre première promotion comptait 6 personnes, comment cela a t-il évolué avec le temps ?

    Par la suite, les effectifs ont augmenté mais pas aussi rapidement que les candidatures et il est devenu impératif de mettre en place une sélection. Au bout de cinq années d’existence, la MIAGE offrait trente places mais il y avait plus de deux cent candidats. Nous avons adopté quelques règles qui semblaient s’inscrire dans l’esprit de la formation: Puisque la MIAGE était multi-disciplinaire, le recrutement devait l’être également. Les candidats pouvaient donc provenir de filières scientifiques mais aussi de filières économiques, voire de Sciences Sociales. Cette décision a eu deux conséquences importantes :

    – La première, c’est qu’il était impossible d’organiser un concours d’entrée ou toute variante de ce modèle puisque nous reconnaissons comme candidats légitimes au recrutement des étudiants provenant de filières très diverses. Nous avons donc imaginé un recrutement sur dossier ; mais devant le nombre élevé d’excellents dossiers, nous avons dû ajouter un entretien, probablement le meilleur indice de motivation.

    – La seconde est qu’il a fallu ajouter des modules de mise à niveau à côté des modules officiels du programme. Pour cela mais aussi pour rémunérer les enseignants venant de l’extérieur, il fallait accroître les ressources financières.

    Une fois la promotion financée, elle a fini par convaincre ?

    Après quelques années d’existence, la MIAGE avait pris sa place dans l’offre de formation de l’université et il avait semblé opportun de conforter l’image de cette formation en organisant une remise officielle de diplôme. J’avais sollicité le PDG de la Redoute, Jean-Claude Sarrazin, pour être le parrain de cette promotion. La Redoute était alors numéro un dans ce que l’on aurait pu appeler le «La-posteCommerce», ancêtre du E-commerce actuel : La vente par correspondance. Elle faisait déjà un usage intensif de l’informatique. En s’adressant aux étudiants, Jean-Claude Sarrazin a dit en substance : « Dans les métiers que vous vous préparez à exercer, vous ne verrez jamais les personnes qui bénéficieront de vos services. Vous ne manipulerez que leurs représentations numérisées. Elles sont abstraites, incomplètes, statistiquement vraies mais individuellement fausses. Rappelez-vous que derrière les fichiers que vous manipulerez, il y a toujours des hommes et des femmes ». Je crois que ces propos tenus dans la fin des années 70 étaient prophétiques : La question ne se pose plus seulement aujourd’hui à l’échelle d’une entreprise mais de la société toute entière.

    Comment s’est déroulé la mise en place de la formation continue ?

    Quelques années après avoir lancé la MIAGE en formation initiale, nous avons été sollicités pour l’étendre à une offre de formation continue. Il a fallu mettre en place un cycle préparatoire. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le service de formation continue de l’université. Nombre de candidats n’avaient pas le niveau requis. Passer un an voir plus pour se préparer à entrer en MIAGE; être astreint aux cours du soir et du samedi, il s’agissait là d’un parcours du combattant. Beaucoup ont abandonnée en cours de route. Mais même parmi ceux qui n’ont pas été capables d’aller jusqu’au bout, j’ai pu observer un taux élevé de succès; non pas pour des diplômes mais pour une valorisation personnelle. L’effort fourni, les sacrifices parfois, en terme de loisirs mais surtout les exigences de la filière ont souvent servi de tremplins pour de nouvelles orientations, de nouvelles perspectives, presque toujours un nouveau regard sur la vie professionnelle.

    Dans un monde dont l’évolution est de plus en plus rapide et pour une discipline comme l’informatique où les changements sont plus significatifs qu’ailleurs, il est vraisemblable que la formation continue aura à jouer un rôle majeur. La formation continue, plus encore que la formation initiale doit se réformer. J’aimerais que les MIAGE là encore, jouent le rôle de pionnier qu’elles ont si bien endossé il y a cinquante ans. Les progrès ne sont pas affaire de mots mais d’idées.

    Afin de garantir la qualité et l’identité de la formation au niveau national, on entend souvent parler du « label » MIAGE. Comment est-il né ?

    Au cours des années 70, les MIAGE se sont multipliées et le Ministère estimait qu’il fallait un outil de concertation et de coordination. L’institution s’appelait la commission pédagogique nationale, la CPN. L’établissement des programmes, les pondérations entre matières, les modalités du contrôle des connaissances, l’importance et les modalités des stages étaient fixées par la CPN. Elle se réunissait souvent avec les responsables des formations et ces échanges se sont révélés très fructueux. En confrontant nos expériences, nous avons non seulement construit tous ensemble un standard reconnu mais nous avons assuré une réelle promotion de la filière. La MIAGE n’était plus une spécificité de Lille, Dauphine ou Toulouse; elle était une formation à part entière; elle avait sa spécificité, sa reconnaissance et son label au niveau national.

    Merci beaucoup Monsieur Cordonnier pour votre témoignage. Avez-vous un dernier mot pour la fin ?

    La MIAGE fut un déclencheur pour convaincre l’université de l’importance des filières professionnelle. Elle a servi de modèle en associant le monde de l’entreprise à la formation des étudiants. Elle a démontré la richesse d’une formation pluridisciplinaire. La MIAGE de Lille fut par exemple la première formation à introduire des cours d’anglais dans ses programmes.

    Ma seconde remarque tient à une initiative que j’ai prise bien plus tard, pour tout dire après ma retraite. J’ai proposé à l’université d’organiser des rencontres informelles entre étudiants et représentants du monde économique. Elles duraient deux heures et chacun s’y exprimait librement. Peu d’étudiants de la MIAGE de Lille ont fréquenté ces rencontres. Cela ne m’a guère surpris : ils n’en ont pas besoin. L’informatique embauche plus que certaines autres branches. Mais il est également clair que ceci est le résultat d’un enseignement en partie fait par des représentants du monde économique. Ils sont là pour apporter des savoirs mais également pour témoigner de ce qu’est leur activité, de ce que sont leurs contraintes, leurs attentes. Les fréquenter représente pour les étudiants une occasion exceptionnelle de commencer à apprendre un métier et pas seulement des techniques. Tout le monde connait l’origine du mot INFORMATIQUE,. On sait moins que le mot GESTION vient du latin mot GERERE : FAIRE. Concevoir, réaliser, maîtriser, évaluer les outils numériques qui FONT…. Que la perspective est belle.

    Propos recueillis et retravaillés par Emeric Barrau, VP Alumni, et Anthony Nascimento, VP Publications, en mai 2019

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  • Présentation de Gui, ancien Miagiste et Youtuber
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    Vous connaissez peut-être Guillaume (connu sous le diminutif de « Gui »), ancien de la MIAGE de Toulouse, qui fait le buzz sur YouTube ! Il parle high tech, applications, vulgarisation informatique… et a fait une vidéo sur ses études et son parcours pour travailler dans l’informatique.

    Gui est tout d’abord passionné d’informatique et ce depuis le plus jeune âge. Il a été en premier lieu attiré par les cours de technologie au collège et s’est ensuite formé de lui-même sur le site OpenClassrooms (anciennement Le Site du Zéro). Il est ensuite passé par un IUT Informatique pour arriver en MIAGE, c’est la solution qui lui a paru être la meilleure grâce à l’encadrement des professeurs notamment, ce qui change totalement des prépa par exemple. Il a également suivi sa MIAGE en alternance, pendant 3 ans !

    Ce qu’il faut savoir, c’est que la MIAGE est accessible via un DUT mais aussi un BTS ou une licence, avec des filières informatique ou gestion. Si vous voulez vous inscrire, renseignez-vous tout de même auprès de la MIAGE en question : Où trouver une MIAGE ?

    N’hésitez pas à regarder la vidéo de Gui où il explique ce qu’il a appris et fait en MIAGE et ce que cela lui a apporté ! Vous trouverez également la plaquette de la MIAGE

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  • Portrait d’une pionnière de l’informatique : Ada Lovelace
    Commentaires fermés sur Portrait d’une pionnière de l’informatique : Ada Lovelace

    Ce portrait est le premier d’un ensemble d’articles sur la place des femmes dans les sciences et plus particulièrement l’informatique que nous souhaitons partager via la newsletter de MIAGE Connection. Il s’agira de portraits, de résultats d’études, voire de tribunes. Tout contributeur est le bienvenu !


    ada

    Ada Lovelace, première programmeuse

    Il était une fois, en Angleterre, sous le règne de la Reine Victoria, l’histoire d’une princesse de l’informatique : Augusta Ada Byron King, comtesse de Lovelace, connue sous le nom d’Ada Lovelace. Ada est née en 1815 à Londres, fille de Lord Byron (poète britannique très connu, mais quelque peu controversé de par sa vie amoureuse) et d’Annabelle Milbanke, aristocrate. Ada ne connue jamais son père, puisque 5 semaines après sa naissance, sa mère quitte son père (dont elle n’aime pas la vie amoureuse …).

    Dans son programme scolaire, concocté par sa mère, sont inclues les mathématiques, fait rare pour cette époque, mais exclues les études littéraires. Son goût pour les mathématiques se développe fortement et elle s’entoure de tuteurs (notamment Auguste De Morgan) et connaissances scientifiques, dont Charles Babbage.

    Il convient ici de faire une petite parenthèse sur Charles Babbage (1791-1871). Il est considéré comme l’un des pères de l’informatique, notamment grâce à la création d’un premier prototype d’ordinateur. Il souhaite créer une calculatrice mécanique et utiliser des cartes perforées pour donner des instructions et des données à sa machine. Elle est appelée « machine analytique », fonctionne à la vapeur avec des roues et engrenage mécanique, et ne sera jamais achevée du vivant de Babbage, mais est importante pour la suite de l’histoire.

    De ses 20 ans à ses 24 ans, elle se consacre à son mariage, ses enfants (Byron, Annabella et Ralph Gordon) et à la bonne tenue de sa maison. Cependant son mari, William King, comte de Lovelace, est plutôt cool et l’autorise à reprendre ses études.

    C’est alors qu’Ada développe SA contribution notable. Grâce à sa correspondance avec Charles Babbage, elle découvre la machine analytique et s’en entiche. Elle décide de traduire du français à l’anglais un mémoire écrit en français par un mathématicien italien qui décrit la machine analytique (au lieu d’écrire elle-même un mémoire en anglais). Puis, sous l’égide de Babbage, elle rajoute 7 notes à ce mémoire qui permettent d’apporter des compléments conséquents à celui-ci. La 7ème note est considérée comme étant le premier programme informatique jamais écrit. Certes, des algorithmes existaient déjà, mais la différence de celui d’Ada réside dans le fait que celui-ci porte l’intention de pouvoir être compris et exécuté par une machine, ce qui marque un pas entre les mathématiques, et le premier programme informatique.

    Elle meurt à 36 ans d’un cancer des ovaires.

    Ada a son jour à elle dans l’année (la classe), date variable autour de mi-octobre. Cette journée de commémoration a pour but de promouvoir la place des femmes dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques et de créer de nouveaux modèles pour les petites et grandes filles dans les domaines cités.

    Il existe des stickers à son effigie (et ouais) (par ici). Il existe également un langage informatique qui a été nommé ‘Ada’ en son honneur. Vous trouverez plus d’informations par ici.

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  • Portrait d’étudiant entrepreneur – Timothée Emery et la start-up Youshould
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    youshould

     

    Dans le cadre de notre volonté de mettre en lumière des parcours d’étudiants entrepreneurs , nous sommes allés à la rencontre de Timothée Emery, diplômé de la MIAGE Sorbonne en 2010 et co-fondateur de YouShould, une start-up lancée fin 2012.

    • Qu’est-ce que YouShould ?

    YouShould est le leader de la réservation de bars en France, en Belgique et à Londres. C’est un site internet qui permet de réserver et privatiser gratuitement des bars ou clubs pour n’importe quelle soirée ! Nous sommes deux co-fondateurs : Paul, 23 ans, qui s’occupe du développement commercial et moi, Timothée, qui ait développé le site web et l’application mobile. Nous nous adressons à toute personne souhaitant célébrer un événement dans un bar ou une boite ; même si notre cible principale reste les jeunes de 20 à 35 ans.
     
    YouShould est né en 2013, d’abord sous forme d’un guide de bars. Nous avons commencé la réservation en novembre 2014 et depuis, nous ne faisons que croître.

    • D’où vous est venue cette idée ?

    Lors d’un voyage à Berlin en 2012, Paul et moi voulions vraiment sortir mais impossible de trouver un guide clair qui s’adressait directement aux jeunes (les seuls guides existants étaient écrits par des personnes ayant 3 fois notre âge !).
    De retour à Paris nous avons donc voulu créer quelque chose qui nous ressemblait et qui parlerait aux jeunes fêtards. YouShould était né.

    • Quelles ont été vos démarches avant le lancement de cette start-up ?

    Pas grand chose, cela a été plutôt simple, Paul et moi avons pour point commun de ne pas nous occuper de l’administratif tant que cela n’est pas nécessaire. Pour le reste, nous avons pu compter sur Google pour nous aider dans nos démarches.

    • Comment avez-vous déterminé la viabilité du projet ?

    L’idée n’est que de 5% dans un projet. Et nous avons vite trouvé un business model car sans argent un projet ne dure pas longtemps : pour chaque invité envoyé dans un bar, le bar nous paie 2€ (un shot !)

    • Comment avez-vous réussi à gérer vie d’étudiant et vie professionnelle en parallèle ?

    En tant que miagiste j’ai commencé youShould trois ans après mes études. Paul de son coté a très bien géré les deux.

    • Avez-vous reçu des aides pour vous lancer ?

    Nous n’avons pas reçu d’aide jusqu’à notre première levée de fonds, soit un an et demi après la création de YouShould.

    • Recommanderiez-vous l’entrepreneuriat aux actuels étudiants ? Pourquoi ?

    Tout le monde n’est pas fait pour créer son entreprise mais tout le monde peut entreprendre à sa façon.
    Pour nous, entreprendre c’est vivre : et comme le dit Victor Hugo « Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre »

    • Quels conseils donneriez-vous pour bien se lancer dans un tel projet ?

    Ne jamais s’obstiner mais toujours persévérer

    • Quels sont vos prochains objectifs avec YouShould ?

    Permettre à la Terre entière de faire la fête plus facilement !

    Pour plus d’informations concernant YouShould, vous pouvez consulter leur site internet à cette adresse : site web YouShould

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  • Portraits de diplômés miagistes avec CGI
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    CGI logo 2013
     

    Dans le cadre de notre newsletter d’avril 2016, nous vous proposons d’aller à la rencontre d’anciens étudiants en MIAGE, aujourd’hui devenus collaborateurs chez CGI. Découvrez au travers d’entretiens leurs différents parcours ainsi que leur travail au sein de CGI.

    Pour plus d’informations concernant CGI, ou si vous êtes intéressé(e) pour les rejoindre : http://www.cgi-recrute.fr

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  • Portrait d’étudiant entrepreneur – Ali Redjal et la start-up Maryloue
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    MARYLOUE

     

    Dans le cadre de notre volonté de mettre en lumière des parcours d’étudiants entrepreneurs , nous sommes allés à la rencontre d’Ali Redjal, actuellement en Master 2 MIAGE à Paris Descartes et co-fondateur de Maryloue, une start-up lancée au printemps 2015.

    • Qu’est-ce que Maryloue ?

    Un mariage, une soirée de gala, un anniversaire… finalement peu importe l’occasion, le constat est toujours le même : il nous manque inévitablement ce petit quelque chose pour parfaire notre tenue.
     
    Maryloue c’est donc une plateforme de location entre particuliers qui propose à un prix accessible le nœud papillon de marque ou le petit sac vintage qu’il nous faut.
     
    Ayant à cœur d’offrir des accessoires et des bijoux tendances, chaque article mis en ligne est préalablement vérifié pour être en adéquation avec le style Maryloue. Souhaitant également permettre à ses clients de se démarquer, l’équipe part à la recherche des talents de demain pour présenter en exclusivité les créations de jeunes designers.
     
    Dans une logique de partage où l’usage prévaut sur la propriété, Maryloue applique la consommation collaborative au domaine de la mode. Rendu possible grâce à une interface ludique et sécurisée, la communauté peut louer simplement et en toute confiance.
     
    Maryloue se veut être la référence de la location 2.0 d’accessoires de mode et de bijoux Masculin/Féminin.

    • Qui est à l’origine de ce projet ?

    Nous sommes deux à l’origine de ce projet Allison Julien et Ali Redjal. Je suis en Master 2 MIAGE à Paris Descartes et Allison vient d’obtenir son Master 2 en marketing digital. Nous nous sommes rencontrés à l’université durant notre licence.
    Je m’occupe du site et du web design, et Allison se charge du marketing et de la communication. Ensemble, nous gérons les aspects juridiques, financiers, et la stratégie générale.

    • D’où vous est venue cette idée ?

    A l’origine de ce projet une histoire comme nous en avons tous vécue. Un mariage, un thème, des tenues à trouver.

    Nous étions invités au mariage de nos meilleurs amis, qui avaient décidé d’organiser leur fête sur le thème champêtre. Après avoir acheté nos tenues, Il ne manquait plus qu’à dénicher des accessoires dans l’esprit de la soirée.
    Après avoir couru les magasins, le sac, le nœud papillon, ou encore le headband fleuris, étaient hors-budget; D’autant plus pour des pièces qu’on ne reporterait probablement jamais… C’est pourquoi nous avons cherché du côté de la location. Chez les professionnels les prix étaient prohibitifs, et les collections plutôt classiques. Sur les sites de location entre particuliers nous n’avons pas trouvé notre bonheur non plus : très généralistes, ils font se côtoyer sacs à main et appareils à raclette. Et dans tous les cas, il était presque impossible de trouver des accessoires pour hommes. C’est ainsi qu’est née l’idée Maryloue…

    • Quelles ont été vos démarches avant le lancement de cette start-up ?

    Maryloue a été lancé au printemps 2015 dans le cadre de l’incubateur de start-up de l’IPAG
    Faire partie d’un incubateur nous a énormément aidé car nous n’avions aucune connaissances en entrepreneuriat, certaines démarches administratives étant compliquées. Nous avons ainsi pu gagner beaucoup de temps ayant été accompagnés.
    Pour la création de Maryloue nous n’avions aucun apport financier. Nous avons dû trouver un moyen de financer notre projet. Pour cela nous avons participé à des concours.

    • Comment avez-vous déterminé la viabilité du projet ?

    Dans un premier temps, nous avons diffusé un questionnaire sur les réseaux sociaux afin de recueillir les avis de 200 personnes. Cela nous a permis de tester notre projet et par la suite d’adapter notre offre. Nous avons rédigé un business plan avec une étude de marché plus complète et surtout un dossier financier détaillé.

    • Comment avez-vous réussi à gérer vie d’étudiant et vie professionnelle en parallèle ?

    Commencer à créer mon entreprise alors que je suis encore étudiant me permet d’avoir accès au réseau de mon université et d’être soutenu et encadré bénévolement par MIAGE Entrepreneurs.
    De plus, concrétiser mon projet durant ma dernière année d’étude implique que je serai suffisamment avancé pour m’y consacrer à temps plein dès que mon diplôme sera validé. Cela demande évidemment beaucoup de travail et d’organisation car je suis également en alternance.
    Je me consacre donc à mon projet tous les soirs et week-ends et mon associé, Allison, travaille à temps plein sur Maryloue depuis novembre.

    • Qu’est-ce qui vous a attiré dans le fait d’entreprendre ?

    Nous avions tous les deux le souhait d’entreprendre, de créer et de faire vivre une activité, d’être nos propres patrons, et à terme, de créer de l’emploi et de donner corps à notre vision de l’entreprise.

    • Avez-vous reçu des aides pour vous lancer ?

    Nous avons lancé notre projet dans le cadre de l’incubateur de start-up de l’IPAG, depuis le printemps dernier. Nous faisons partie des lauréats 2015 du concours  » 100 jours pour entreprendre « , et avons par ailleurs remporté le Trophée entrepreneurs étudiants au concours meilleur projet entrepreneurial IPAG Business School.
    Aujourd’hui suivis par MIAGE Entrepreneurs, nous avons, par ailleurs, intégré le programme de mentorat du Moovjee.

    • Recommanderiez-vous l’entrepreneuriat aux actuels étudiants ? Pourquoi ?

    Si l’entrepreneuriat vous tente, se lancer lorsqu’on est encore étudiant est idéal. Cela va vous demander beaucoup de travail supplémentaire mais c’est une aventure très enrichissante sur le plan personnel et professionnel.

    • Quels conseils donneriez-vous pour bien se lancer dans un tel projet ?

    Si vous avez une idée de concept la première étape et d’en parler ! Il ne faut pas avoir peur qu’on vous vole votre idée. Tout d’abord, car vous avez peu de chance d’être le tout premier à avoir eu cette idée même s’il n’y a pas d’acteur majeur sur votre marché en cherchant bien vous trouverez des concurrents. De plus parler de son projet permet de vous faire connaître et de tester votre idée auprès de vos proches.
    Mon second conseil serait de créer votre entreprise avec des personnes qui ont des compétences complémentaires. Si vous créez un super produit mais que vous ne savez pas comment acquérir des clients ou communiquer vous ne pourrez jamais le vendre.
    Et pour finir participez à des évènements tels que les apéros Moojvee, MIAGE My Start-up… il existe un grand nombre d’évènements intéressants pour les créateurs d’entreprise.

    • Quels sont vos prochains objectifs maintenant que Maryloue est lancée ?

    Le site a été mis en ligne au début du mois de mars .Nous voulons d’abord faire grandir la communauté d’utilisateurs et de créateurs, et élargir le fonds que nous proposons. Nous souhaitons aussi développer de nouveaux services : les assurances en priorité, la livraison par coursier mais aussi l’application mobile pour aller dans le sens de la simplicité et ainsi coller aux usages digitaux de nos clients.
    Nous recruterons nos premiers stagiaires avant cet été et espérons pouvoir recruter un salarié dès l’année prochaine.
    Afin de développer Maryloue rapidement nous recherchons des financements.

    Pour plus d’informations concernant Maryloue, vous pouvez consulter leur site internet à cette adresse : site web Maryloue
    Maryloue est également présente sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à aller visiter leurs pages en cliquant sur les liens suivants :
     
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